27 octobre 2009

25 antennes : la preuve !



N'en déplaise à certains il y a bien 25 antennes sur le château d'eau de Villeneuve-de-la-Raho.

Même nos élus, pourtant responsables, n'en savent rien.

À leur décharge c'est vrai que si on lève la tête on ne voit "que" 12 panneaux antennes.

Mais il faut savoir que certains de ces panneaux contiennent en réalité DEUX antennes, une à 900 MHz et l'autre à 1800 MHz (voir les différences des câbles de connexion sur les antennes de la photo).

Il y a en tout 18 antennes GSM et UMTS à 900, 1800 et 2300 MHz (en simplifiant les fréquences) et 7 antennes paraboliques (les "ronds" blancs) à 22/23 GHz.

Or 18+7 = 25. CQFD !


Pour preuve le document reçu de l'ANFR en janvier 2009 en lecture ou téléchargement en cliquant sur le lien suivant.



C'est particulièrement intéressant parce qu'on y voit bien qu'il y a 25 antennes (zones encadrées en rouge) mais aussi parce qu'on y apprend que Villeneuve est un site sensible, en particulier à cause de la proximité de l'école.


Et oui, il y a bien des "sites sensibles" à proximité des antennes : les deux écoles et la garderie !!!

Les enseignants et les parents d'élèves devraient demander des explications aux opérateurs.

Soyez sans crainte, on leur répondra que "sensible ne veut quand même pas dire exposé au danger".


Un tableau rassemblant les caractéristiques des 25 antennes avec leur vraie puissance exprimée en watts W. L'unité dBW (qui se prononce D B Watt) est très trompeuse car c'est une unité non linéaire ce qui est bien pratique pour cacher la réalité des puissances rayonnées.

Pour ceux qui se demanderaient ce que signifie PIRE on dira seulement que c'est l'acronyme pour Puissance Isotrope Rayonnée Équivalente.
On garde les explications pour ceux qui voudraient vraiment en savoir plus sur les parties plus techniques. Envoyez-nous un mail.

Un article salutaire dans "le Petit Journal"

Un Villeneuvois nous a transmis un article découpé dans "le Petit Journal" (sans date, probablement cette semaine).
L'auteur, ABL, ne nous en voudra pas de publier la photo de son article qui est pour UMPLO porteur d'avenir et d'espoir.
On va bien finir par y arriver.



Cette semaine dans la "Semaine du Roussillon"

à lire dans l'hebdomadaire catalan
(volontairement flouté)

À lire dans le numéro 701 de "La Semaine du Roussillon" du 22 au 28 octobre un beau dossier sur le combat des associations des P.O. pour le déplacement des antennes.

Si comme le prétendent les "experts" du type De Seze-Aurengo par exemple, tous les riverains qui "se disent malades" sont victimes de leur fragilité psychologique on est en face d'une sacré troupe de neuneus. Millas, Cabestany, Montesquieu, Villeneuve ... et les autres, ça en fait des cinglés.

Mais, chers élus, ces doux dingues ont encore le droit de voter. Attention au verdict des futures élections.

En tout cas l'article est inquiétant et édifiant ! Un grand BRAVO à "La Semaine".

Quand l'État veut pas, et ben y veut pas !

En mars 2009 UMPLO était reçue par le Sous-Préfet de Perpignan, Gilles Prieto (devenu le 18 juillet 2009 l'un des nombreux Conseillers Techniques auprès du Ministre de l'Intérieur (lien)).

Fonctionnaire affable et charmant, Monsieur Prieto avait écouté avec patience et politesse les demandes d'UMPLO.
À la fin de la réunion nous nous étions quittés (c'est du moins ce que nous avions compris) sur la promesse d'une simulation informatique des émissions d'ondes électromagnétiques des antennes du château d'eau et des mêmes antennes déplacées en des points que nous avions fournis (terrains communaux loin des habitations).
On nous avait aussi parlé d'une prochaine Instance de Concertation sur la radiotéléphonie mobile.


Depuis cette date aucune nouvelle d'une hypothétique simulation.

L'Instance de Concertation s'est semble-t'il réunie peu de temps après. Qui s'est concerté ? Les associations de défense ont-elles été invitées ?

On comprendra que les "hautes fonctions" qui attendaient notre interlocuteur quatre mois plus tard l'ont éloigné des basses préoccupations d'une petite association d'un petit village de la province la moins visible de paris, tout en bas de la France.


Nous avons donc à nouveau contacté les représentants locaux de l'État. Leur réponse (voir la lettre en fin de message) est aussi claire que prévisible :

- sous les antennes vous ne risquez rien (Ah bon ? c'est nouveau ! En effet sous les antennes, DANS le château d'eau on ne risque que de se mouiller, mais dans les maisons SOUS le château d'eau c'est une tout autre problématique !).

- si on éloigne les antennes cela peut être encore pire (Brrrr ! on en frissonne ... c'est fou comme les contre-vérités ont la peau dure.)

Ce qui est nettement moins clair: où en est la simulation ?
On a beau lire la lettre de la Préfecture dans tous les sens on reste dubitatifs. Cette simulation elle est faite ou pas ?


Au moment où l'État somme les opérateurs de justifier leur retard en terme de couverture du territoire (lien) se battre pour faire déplacer des antennes c'est tabou.


Pour le fun, une curiosité : notre dossier est suivi par le Bureau Cadre de Vie, Protection de la Nature !!!
Comme quoi on nous prend vraiment pour des pigeons ...


La lettre du représentant de l'État Français


Et pour finir une petite explication de textes : on a besoin d'antennes !!! Encore et toujours plus. Ne vous inquiétez pas, l'État encaisse les redevances.



20 octobre 2009

UMPLO dans "Le Monde"

Lundi 12 octobre UMPLO recevait la visite (programmée) de Brigitte Perucca, journaliste du Monde, qui a fait l'aller-retour Paris-Perpignan.

Après un tour du village (rencontre avec des riverains du château d'eau) et la découverte des sites possibles de déplacement des antennes, Madame Perucca a été reçue au siège d'UMPLO pendant près de trois heures.

Dans l'après-midi, le maire, Mme Irles l'a reçue dans son bureau de la mairie.

Après un passage au cabinet d'un médecin du village elle s'est rendue aux écoles et a discuté avec des parents et la directrice.


L'article qu'elle a fait paraître le vendredi suivant dans "le Monde" montre bien l'imbroglio villeneuvois :

- des professionnels de la santé ont de réelles inquiétudes, pour ne pas dire des certitudes, et demandent l'application du principe de précaution en déplaçant les antennes,

- de l'autre côté la municipalité, son maire Jacqueline Irles en tête, s'obstine à clamer l'innocuité des antennes, se demande encore si le déplacement n'aggraverait pas les nuisances et "en plus le château d'eau est sous la responsabilité de l'agglo".

BREF, c'est une histoire de fous.



Quelques commentaires d'UMPLO :

- Il y a bien 25 antennes et pas 14.
L'ANFR devrait éviter de dire n'importe quoi (voir en fin de message le tableau de recensement des antennes au 16/01/2009).

- Ce qui est sûr c'est que le déplacement n'aggraverait pas la situation des Villeneuvois mais aggraverait par contre sérieusement le coût des antennes pour les opérateurs.
Ce déplacement il n'en veulent pas ! Quand ils ont réussi à s'implanter sur un château d'eau à cause de l'imprudence (ou l'incompétence ?) des élus il est très difficile de les en déloger.

- Une fois de plus notre incorrigible Jacqueline botte en touche en remettant en avant la soi-disant compétence de l'Agglo. C'est du Kakfa !



l'article paru dans "le Monde" (en basse qualité)



Reportage

À Villeneuve-de-la-Raho, des antennes-relais accusées de propager des "troubles en pagaille"


LE MONDE | 15.10.09 | 16h28 • Mis à jour le 15.10.09 | 16h28

Villeneuve-de-la-Raho (Pyrénées-Orientales) Envoyée spéciale

Au 6 de la rue Faratjal, Gilbert Camps souffre d'insomnies et de fatigue chronique. Sa voisine du 4 a eu un cancer, tandis que son mari se dit "fatigué comme s'il avait 90 ans", lui qui n'en a pas soixante. Point commun : leurs maisons se situent à quelques mètres du château d'eau. Planté en plein cœur de Villeneuve-de-la-Raho (Pyrénées-Orientales), un village de près de 4 000 habitants proche de Perpignan, ce château d'eau est hérissé d'antennes-relais de téléphonie mobile.

Vingt-cinq antennes - quatorze, selon l'Agence nationale des fréquences - devenues la bête noire des habitants, qui leur attribuent une augmentation de leurs problèmes de santé. Yasmine Gatonas, une infirmière libérale qui sillonne le village depuis des années, constate "des accidents vasculaires cérébraux (AVC) en pagaille, des troubles du comportement, des céphalées, de la tension qu'on ne peut plus réguler".

Un des quatre médecins du village, dont le cabinet est situé à proximité du château d'eau et dont la clientèle est constituée de ces mêmes riverains, confirme "formellement", lui aussi, "une augmentation des cancers, des leucémies et tout un tas d'autres plaintes", sans pouvoir assurer qu'elles sont liées à une électro-sensibilité ou à une pathologie des ondes.

Pour tous, la conclusion s'impose : il faut éloigner ces antennes, estime l'association Un mât pour les ondes (Umplo). Un sigle qui n'a rien à voir avec la couleur politique de la députée (UMP) et maire de la commune, Jacqueline Irles, accusée de faire le jeu des trois opérateurs, SFR, Bouygues et Orange, en refusant toute solution d'éloignement des "maudites" antennes.

Du coup, la querelle sanitaire se double d'une querelle de personnes, opposant des administrés dont beaucoup ont "voté pour elle" à une élue qui se demande si "le déplacement (des antennes) n'aggraverait pas le problème". A quoi s'ajoute le fait que le château est sous concession de la communauté d'agglomération. Des difficultés qui font de Villeneuve-de-la-Raho un cas d'école du casse-tête des antennes.

"On ira jusqu'au bout"

Pour la présidente de l'association Umplo, Maryse Batlle, l'inquiétude a commencé en 1998, année de l'installation des premières antennes. En 2002, elle est atteinte d'un cancer. Entre-temps, elle s'est "documentée sur les ondes électromagnétiques". Elle dit prendre conscience que les maladies se multiplient dans le quartier. "Sur un plan, j'ai mis un point jaune pour les cancers, vert pour les Alzheimer et rouge pour les AVC." Aussi, quand, en 2007, on annonce aux habitants que "la rue va être bouchée pour des travaux afin d'installer de nouvelles antennes", son sang - et celui des riverains alertés - ne fait qu'un tour.

L'association est créée en avril 2008, une pétition recueille la signature de 750 personnes, la vitrine de la boulangerie se couvre de tracts. Le 15 décembre, les membres d'Umplo s'allongent sur la chaussée pour empêcher le stationnement d'un camion-nacelle. Depuis, les événements s'enchaînent, aggravant l'incompréhension entre la mairie et Umplo. C'est mesures (des émissions) contre mesures, spécialiste contre spécialiste. La solution, un temps envisagée, de placer les antennes sur des terrains communaux est abandonnée.

"On nous prend pour des doux dingues, mais on ira jusqu'à bout", assure Paulette Palau, un des membres actifs de l'association. Radicalisés, les (anciens ?) électeurs UMP s'emploient à construire un réseau pour leur combat. Le Déplacement des antennes-relais dangereuses tente de fédérer des associations au niveau départemental. Le Comité régional ondes santé est en gestation. Un procès aussi, des riverains ayant décidé d'assigner les trois opérateurs en justice.

Brigitte Perucca

Article paru dans l'édition du 16.10.09







Tableau de la liste des antennes fournie par l'ANFR (Agence Nationale des FRéquences) en janvier 2009.


Nous on compte 25 antennes et pas 14 !