27 octobre 2009

Cette semaine dans la "Semaine du Roussillon"

à lire dans l'hebdomadaire catalan
(volontairement flouté)

À lire dans le numéro 701 de "La Semaine du Roussillon" du 22 au 28 octobre un beau dossier sur le combat des associations des P.O. pour le déplacement des antennes.

Si comme le prétendent les "experts" du type De Seze-Aurengo par exemple, tous les riverains qui "se disent malades" sont victimes de leur fragilité psychologique on est en face d'une sacré troupe de neuneus. Millas, Cabestany, Montesquieu, Villeneuve ... et les autres, ça en fait des cinglés.

Mais, chers élus, ces doux dingues ont encore le droit de voter. Attention au verdict des futures élections.

En tout cas l'article est inquiétant et édifiant ! Un grand BRAVO à "La Semaine".

Quand l'État veut pas, et ben y veut pas !

En mars 2009 UMPLO était reçue par le Sous-Préfet de Perpignan, Gilles Prieto (devenu le 18 juillet 2009 l'un des nombreux Conseillers Techniques auprès du Ministre de l'Intérieur (lien)).

Fonctionnaire affable et charmant, Monsieur Prieto avait écouté avec patience et politesse les demandes d'UMPLO.
À la fin de la réunion nous nous étions quittés (c'est du moins ce que nous avions compris) sur la promesse d'une simulation informatique des émissions d'ondes électromagnétiques des antennes du château d'eau et des mêmes antennes déplacées en des points que nous avions fournis (terrains communaux loin des habitations).
On nous avait aussi parlé d'une prochaine Instance de Concertation sur la radiotéléphonie mobile.


Depuis cette date aucune nouvelle d'une hypothétique simulation.

L'Instance de Concertation s'est semble-t'il réunie peu de temps après. Qui s'est concerté ? Les associations de défense ont-elles été invitées ?

On comprendra que les "hautes fonctions" qui attendaient notre interlocuteur quatre mois plus tard l'ont éloigné des basses préoccupations d'une petite association d'un petit village de la province la moins visible de paris, tout en bas de la France.


Nous avons donc à nouveau contacté les représentants locaux de l'État. Leur réponse (voir la lettre en fin de message) est aussi claire que prévisible :

- sous les antennes vous ne risquez rien (Ah bon ? c'est nouveau ! En effet sous les antennes, DANS le château d'eau on ne risque que de se mouiller, mais dans les maisons SOUS le château d'eau c'est une tout autre problématique !).

- si on éloigne les antennes cela peut être encore pire (Brrrr ! on en frissonne ... c'est fou comme les contre-vérités ont la peau dure.)

Ce qui est nettement moins clair: où en est la simulation ?
On a beau lire la lettre de la Préfecture dans tous les sens on reste dubitatifs. Cette simulation elle est faite ou pas ?


Au moment où l'État somme les opérateurs de justifier leur retard en terme de couverture du territoire (lien) se battre pour faire déplacer des antennes c'est tabou.


Pour le fun, une curiosité : notre dossier est suivi par le Bureau Cadre de Vie, Protection de la Nature !!!
Comme quoi on nous prend vraiment pour des pigeons ...


La lettre du représentant de l'État Français


Et pour finir une petite explication de textes : on a besoin d'antennes !!! Encore et toujours plus. Ne vous inquiétez pas, l'État encaisse les redevances.



20 octobre 2009

UMPLO dans "Le Monde"

Lundi 12 octobre UMPLO recevait la visite (programmée) de Brigitte Perucca, journaliste du Monde, qui a fait l'aller-retour Paris-Perpignan.

Après un tour du village (rencontre avec des riverains du château d'eau) et la découverte des sites possibles de déplacement des antennes, Madame Perucca a été reçue au siège d'UMPLO pendant près de trois heures.

Dans l'après-midi, le maire, Mme Irles l'a reçue dans son bureau de la mairie.

Après un passage au cabinet d'un médecin du village elle s'est rendue aux écoles et a discuté avec des parents et la directrice.


L'article qu'elle a fait paraître le vendredi suivant dans "le Monde" montre bien l'imbroglio villeneuvois :

- des professionnels de la santé ont de réelles inquiétudes, pour ne pas dire des certitudes, et demandent l'application du principe de précaution en déplaçant les antennes,

- de l'autre côté la municipalité, son maire Jacqueline Irles en tête, s'obstine à clamer l'innocuité des antennes, se demande encore si le déplacement n'aggraverait pas les nuisances et "en plus le château d'eau est sous la responsabilité de l'agglo".

BREF, c'est une histoire de fous.



Quelques commentaires d'UMPLO :

- Il y a bien 25 antennes et pas 14.
L'ANFR devrait éviter de dire n'importe quoi (voir en fin de message le tableau de recensement des antennes au 16/01/2009).

- Ce qui est sûr c'est que le déplacement n'aggraverait pas la situation des Villeneuvois mais aggraverait par contre sérieusement le coût des antennes pour les opérateurs.
Ce déplacement il n'en veulent pas ! Quand ils ont réussi à s'implanter sur un château d'eau à cause de l'imprudence (ou l'incompétence ?) des élus il est très difficile de les en déloger.

- Une fois de plus notre incorrigible Jacqueline botte en touche en remettant en avant la soi-disant compétence de l'Agglo. C'est du Kakfa !



l'article paru dans "le Monde" (en basse qualité)



Reportage

À Villeneuve-de-la-Raho, des antennes-relais accusées de propager des "troubles en pagaille"


LE MONDE | 15.10.09 | 16h28 • Mis à jour le 15.10.09 | 16h28

Villeneuve-de-la-Raho (Pyrénées-Orientales) Envoyée spéciale

Au 6 de la rue Faratjal, Gilbert Camps souffre d'insomnies et de fatigue chronique. Sa voisine du 4 a eu un cancer, tandis que son mari se dit "fatigué comme s'il avait 90 ans", lui qui n'en a pas soixante. Point commun : leurs maisons se situent à quelques mètres du château d'eau. Planté en plein cœur de Villeneuve-de-la-Raho (Pyrénées-Orientales), un village de près de 4 000 habitants proche de Perpignan, ce château d'eau est hérissé d'antennes-relais de téléphonie mobile.

Vingt-cinq antennes - quatorze, selon l'Agence nationale des fréquences - devenues la bête noire des habitants, qui leur attribuent une augmentation de leurs problèmes de santé. Yasmine Gatonas, une infirmière libérale qui sillonne le village depuis des années, constate "des accidents vasculaires cérébraux (AVC) en pagaille, des troubles du comportement, des céphalées, de la tension qu'on ne peut plus réguler".

Un des quatre médecins du village, dont le cabinet est situé à proximité du château d'eau et dont la clientèle est constituée de ces mêmes riverains, confirme "formellement", lui aussi, "une augmentation des cancers, des leucémies et tout un tas d'autres plaintes", sans pouvoir assurer qu'elles sont liées à une électro-sensibilité ou à une pathologie des ondes.

Pour tous, la conclusion s'impose : il faut éloigner ces antennes, estime l'association Un mât pour les ondes (Umplo). Un sigle qui n'a rien à voir avec la couleur politique de la députée (UMP) et maire de la commune, Jacqueline Irles, accusée de faire le jeu des trois opérateurs, SFR, Bouygues et Orange, en refusant toute solution d'éloignement des "maudites" antennes.

Du coup, la querelle sanitaire se double d'une querelle de personnes, opposant des administrés dont beaucoup ont "voté pour elle" à une élue qui se demande si "le déplacement (des antennes) n'aggraverait pas le problème". A quoi s'ajoute le fait que le château est sous concession de la communauté d'agglomération. Des difficultés qui font de Villeneuve-de-la-Raho un cas d'école du casse-tête des antennes.

"On ira jusqu'au bout"

Pour la présidente de l'association Umplo, Maryse Batlle, l'inquiétude a commencé en 1998, année de l'installation des premières antennes. En 2002, elle est atteinte d'un cancer. Entre-temps, elle s'est "documentée sur les ondes électromagnétiques". Elle dit prendre conscience que les maladies se multiplient dans le quartier. "Sur un plan, j'ai mis un point jaune pour les cancers, vert pour les Alzheimer et rouge pour les AVC." Aussi, quand, en 2007, on annonce aux habitants que "la rue va être bouchée pour des travaux afin d'installer de nouvelles antennes", son sang - et celui des riverains alertés - ne fait qu'un tour.

L'association est créée en avril 2008, une pétition recueille la signature de 750 personnes, la vitrine de la boulangerie se couvre de tracts. Le 15 décembre, les membres d'Umplo s'allongent sur la chaussée pour empêcher le stationnement d'un camion-nacelle. Depuis, les événements s'enchaînent, aggravant l'incompréhension entre la mairie et Umplo. C'est mesures (des émissions) contre mesures, spécialiste contre spécialiste. La solution, un temps envisagée, de placer les antennes sur des terrains communaux est abandonnée.

"On nous prend pour des doux dingues, mais on ira jusqu'à bout", assure Paulette Palau, un des membres actifs de l'association. Radicalisés, les (anciens ?) électeurs UMP s'emploient à construire un réseau pour leur combat. Le Déplacement des antennes-relais dangereuses tente de fédérer des associations au niveau départemental. Le Comité régional ondes santé est en gestation. Un procès aussi, des riverains ayant décidé d'assigner les trois opérateurs en justice.

Brigitte Perucca

Article paru dans l'édition du 16.10.09







Tableau de la liste des antennes fournie par l'ANFR (Agence Nationale des FRéquences) en janvier 2009.


Nous on compte 25 antennes et pas 14 !



15 octobre 2009

L'AFSSET a rendu son rapport ...


Les experts demandent une réduction de l'exposition aux ondes


NOUVELOBS.COM | 15.10.2009 | 16:40


L'AFSSET a rendu son rapport d'expertise collective sur les radiofréquences. Elle surprend en recommandant de réduire les expositions du public.


sous les antennes à Villeneuve-de-la-Raho


Après deux ans de travail et l'analyse de près de 1000 articles scientifiques et d'une douzaine de rapports internationaux, le groupe d'experts de Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET) a rendu ses conclusions et ses recommandations ce jeudi 15 octobre. "Oui, il y a des effets biologiques et épidémiologiques des radiofréquences", a constaté Martin Guespereau, le directeur général de l'Afsset lors de la présentation à la presse. Ce constat tranche quelque peu par rapport aux positions antérieures.


Plus précisément, sur une centaine d'études montrant des effets biologiques, seules neuf ont été considérées comme pertinentes par les experts. Ces articles pointent par exemple l'expression de protéines de stress, des phénomènes d'apoptose (mort cellulaire) ou des modifications du débit sanguin. En revanche, avec la même méthode d'analyse, 69 articles ne montrant pas d'effets ont été retenus.


"La science ne se fait pas au poids", a rappelé Martin Guespereau pour expliquer que ces rares effets justifient la position de l'AFSSET de recommander la réduction de l'exposition du public, qu'elle soit liée au téléphone portable lui-même ou aux antennes. "C'est novateur ! Si on peut baisser l'exposition, on doit le faire", a même précisé son directeur.



Cartographier les points noirs électromagnétiques


Concrètement, l'agence plaide pour que soient privilégiés les appareils peu rayonnants (mesuré par le fameux DAS, débit d'absorption spécifique, qui varie du simple au double selon les modèles). Elle demande aussi que soient cartographiés les points noirs électromagnétiques, c'est-à-dire les lieux où l'exposition est très forte. Son directeur a jugé favorablement aussi la proposition des sénateurs d'interdire les portables dans les écoles et collèges.


L'AFSSET souhaiterait aussi que les dispositifs vendus comme "anti-ondes" soient évalués. En revanche, comme aucune preuve formelle d'un effet sanitaire des ondes n'a été établie, l'AFSSET se refuse à édicter des normes ou des seuils d'exposition. En particulier, le chiffre souvent proposé de 0,6 V/m n'est pas évoqué dans le rapport.


Bien entendu, devant les incertitudes l'agence invite aussi à poursuivre les études scientifiques. Mais elle y met des conditions assez originales également, tenant compte sans doute des critiques antérieures: "collaboration étroite entre physiciens et biologistes", "financement pérenne par une structure indépendante et transparente", "suivi des préoccupations des Français"...



Les électrosensibles


Parmi les autres annonces quelques peu inattendues, l'AFSSET demande des efforts particuliers vis à vis des personnes se déclarant électrohypersensibles, bien qu'«aucune preuve d'une relation de causalité entre l'exposition et l'hypersensibilité n'a pu être apportée». Elle plaide pour une meilleure formation des équipes médicales pour l'accueil de ces personnes, pour le développement d'outils de diagnostic et pour la définition de protocoles d'études rigoureux.


Enfin, l'AFSSET a fait montre d'une audace qui l'a surpris elle même: l'ouverture de l'expertise scientifique à la société civile. Pour la première fois, un membre d'une association a pu assister aux différents travaux (mais n'a pas pris part aux discussions). "C'était une première !", a souligné Martin Guespereau, satisfait de l'innovation. Dans la même veine, deux des treize experts étaient issus des sciences humaines. L'Afsset entend poursuivre cette initiative: "la controverse actuelle (...) nécessite que soient menées de plus amples réflexions sur l'ouverture de l'expertises scientifique à la société ainsi que sur les procédures permettant d'organiser un débat public sur les enjeux scientifiques et techniques". Si cette idée était suivie d'effet, ce serait une petite révolution dans le monde de l'expertise.


David Larousserie

Sciences-et-Avenir.com

15/10/09

10 octobre 2009

Le Sénat interdit le portable aux écoliers et collégiens

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 07/10/2009 17:05 - mis à jour le 07/10/2009 17:20

Le Sénat a interdit ce mercredi 7 octobre l'usage des téléphones portables dans les écoles maternelles (?), primaires et collèges, dans le cadre du projet de loi sur le Grenelle 2 de l'environnement, par mesure de précaution pour la santé des enfants.

Des utilisateurs de téléphone portable

AFP/Archives/Jean Ayissi

Des utilisateurs de téléphone portable

"Dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges, l'utilisation par un élève d'un téléphone portable est interdite", stipule la mesure votée.

Le Sénat a également relevé à 14 ans le seuil d'interdiction de la publicité pour les portables à destination des enfants que le projet de loi du gouvernement avait fixé à 12 ans.

Il a en outre prévu d'"assurer une plus grande protection des travailleurs amenés à utiliser quotidiennement des téléphones portables".

Outre ces apports spécifiques du Sénat au Grenelle 2, la Haute Assemblée --qui devrait examiner ce texte jusqu'à jeudi avant sa transmission à l'Assemblée nationale-- a adopté les autres dispositions de l'article 72 du texte visant à renforcer l'encadrement en matière d'ondes électromagnétique.

"Inquiétudes grandissantes"

L'équipement des portables en kits mains libres ou oreillette, qui limitent l'exposition du cerveaux aux ondes, sera obligatoire. Les résultats des mesures sur les champs électromagnétiques émis par les équipements de télécommunications électroniques seront rendus publics.

Les distributeurs d'électricité devront réaliser des mesures des champs induits par les lignes à haute et très haute tension dont les résultats devront être transmis annuellement à l'AFSSET qui les rendra publics.

Les élus ont souligné les "inquiétudes grandissantes et les doutes au sein de la population sur les effets des champs électromagnétiques sur la santé".